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FAQ

 

Je suis attiré par les personnes du même sexe que moi.
Suis-je homosexuel?

Que nous soyons homme ou femme, nous avons tous en nous quelque chose de masculin et quelque chose de féminin.
Non pas dans les cellules de notre corps, car notre corps est soit masculin, soit féminin, et pas les deux, mais dans notre "tête", dans notre psychisme.
C'est ce qu'on appelle la "bisexualité psychique".

L'être humain, homme ou femme, est un alliage mystérieux de féminin et de masculin, diversement dosé d'une personne à une autre. C'est ce qui nuance, enrichit et rend unique chaque personne. La nature humaine présente une pluralité d'expressions, d'activités, de manières d'être, d'orientations et de pensées, et c'est ce qui fait son originalité.

Jocelyne Robert, Parlez-leur d'amour et de sexualité
Les Editions de l'Homme, Québec, 1999, p. 128

 

C'est parce que nous avons ainsi tous "quelque chose" de masculin et "quelque chose" de féminin que, homme et femme, nous nous ressemblons, que nous pouvons nous comprendre et que nous pouvons entretenir des relations interpersonnelles avec les personnes des deux sexes.

La "bisexualité" n'est donc pas dans notre corps, mais dans notre "tête".

Le sexe bien inscrit au plus profond de toutes nos cellules, c'est notre "identité sexuelle" : nous sommes femme, ou homme.
Et de la même manière que la sexualité de notre corps a besoin de s'épanouir pour arriver à maturité, ainsi notre sexualité psychique a-t-elle, elle aussi, besoin de s'épanouir pour que notre personne atteigne cette harmonie entre moi et moi, entre mon corps et mon esprit, qui caractérise la maturité personnelle.

Or cet épanouissement psychique de la personne passe par deux phases.
A la puberté, l'adolescent, en pleine mutation, se centre tout naturellement sur lui-même, sur sa sexualité qui se développe. Et il se découvre dans les personnes du même sexe que lui.
Ce qui peut occasionner en lui un certain trouble : je suis attiré par les personnes du même sexe que moi, cela veut-il dire que je suis homosexuel?

La question peut se faire angoissante : je me sens vraiment plus à l'aise avec mes copains qu'avec les filles ... je préfère vraiment être en compagnie d'autres filles plutôt qu'avec les garçons.
Cela veut-il dire que je suis homosexuel(le)?

Pas du tout.
Cela veut dire, tout simplement, que tu te cherches et que tu ne t'es pas encore bien défini(e) par rapport au sexe opposé.

Pour savoir exactement ce que tu es, il faut en effet que tu sortes de toi-même, que tu arrêtes de te centrer sur toi et sur ton propre sexe, et que tu t'ouvres aux autres, à ceux qui sont vraiment autres parce qu'ils n'ont pas la même "identité sexuelle" que toi.
C'est en accueillant l'autre de l'autre sexe que tu découvres réellement ta propre sexualité.

Ne te crois pas trop vite homosexuel(le).
Prends le temps de découvrir tous ceux qui t'entourent.
Prends le temps de mûrir en accueillant l'autre.

Pour s'épanouir, ta sexualité doit mûrir.
Et elle ne mûrit que par la rencontre et l'accueil des personnes des deux sexes.
L'homosexualité peut provenir d'une difficulté psychique à franchir ces deux étapes : accueil du même et accueil de l'autre.

Le danger, aujourd'hui, c'est de se croire trop vite homosexuel.
La société, les médias présentent en effet l'homosexualité comme une sexualité "normale", comme l'alternative normale à l'hétérosexualité, homosexualité et hétérosexualité se retrouvant ainsi sur le même plan.
Ce qui peut conduire certains jeunes à s'arrêter en cours de route et à s'installer dans l'homosexualité.

Parce qu'ils éprouvent une attirance pour des personnes de leur sexe, certains jeunes se pensent homosexuels.
Ce qui les conduit, parfois à "des passages à l'acte".
Ce qui les "entame psychologiquement".

Des jeunes codent parfois leur ambivalence passagère, et fréquente lors de l'adolescence, en termes d'homosexualité constituée et figée.
Ils se pensent homosexuels, sans le désirer ni le vouloir, et vivent parfois des passages à l'acte qui les entament psychologiquement.

T. Anatrella, "Le monde des jeunes : qui sont-ils, que cherchent-ils?"
Rome 10-13 avril 2000

Il faut signaler le bouleversement que peut constituer le premier passage à l'acte, chez toute personne, mais plus particulièrement chez un adolescent.

Une sexualité jeune, en effet, est plus fragile et peut prendre la marque de son premier exercice. Elle risque d'engager la personne dans un engrenage, dans un cycle où un acte entraîne le suivant.
Le fait de céder à une tendance homosexuelle, de soi peut-être passagère, risque d'entraîner cette inclination dans une conduite homosexuelle plus durable.

Olivier Bonnewijn, Ethique sexuelle et familiale
Editions de l'Emmanuel, Paris, 2006, pp. 153-154